Les oiseaux ont partagé avec l’humanité une relation complexe, oscillant entre admiration et exaspération. Jadis, ces créatures aériennes étaient souvent considérées comme des amis de l’homme, symbolisant la liberté et la grâce. Cependant, les temps ont évolué, et avec eux, les attitudes envers ces compagnons ailés ont subi une transformation significative.

Dans les cités d’aujourd’hui, les oiseaux suscitent de moins en moins la bienveillance des habitants. Leur présence est devenue source de problèmes et de nuisances. En effet, ils ne se contentent plus de voler gracieusement dans le ciel urbain ; ils s’attaquent désormais aux biens matériels, causant des dommages aux monuments historiques, au mobilier urbain et même aux voitures. Les fientes d’oiseaux, corrosives et inesthétiques, ternissent les façades des édifices anciens et modernes, nécessitant des efforts considérables et coûteux pour leur nettoyage et leur restauration.

Face à cette réalité, les citadins ont de moins en moins de patience envers ces volatiles. Les municipalités déploient diverses stratégies pour limiter leur concentration dans les zones urbaines. Des dispositifs dissuasifs sont installés sur les monuments et les bâtiments pour décourager leur nidification. Des répulsifs sonores ou visuels sont également utilisés pour les éloigner des lieux sensibles. Malgré ces mesures, les oiseaux parviennent parfois à s’adapter et à trouver de nouveaux refuges au cœur des villes, défiant les efforts humains pour les contenir.

Cette aversion envers les oiseaux ne se limite pas aux métropoles ; même dans les villages et les petites agglomérations, les habitants sont confrontés aux mêmes défis. Les pigeons, moineaux et autres espèces communes envahissent les espaces publics et les habitations, provoquant des dégâts et des désagréments similaires à ceux rencontrés en milieu urbain. Un documentaire de MARTIN FOSSATI.